Accueil Nord Pas de Calais - Picardie Au Conseil régional Premier bilan de 5 ans d’action régionale

Premier bilan de 5 ans d’action régionale

Sandrine Rousseau est élue conseillère régionale du Nord - Pas de Calais, son premier mandat, en mars 2010, suite au succès de la liste Europe Écologie au premier tour (10,34%) puis de la liste de rassemblement de la gauche et des écologistes au second tour (51,89%).

Elle devient vice-présidente du conseil régional, en charge de l'enseignement supérieur et de la recherche, aux côtés de quatre autres vice-présidents écologistes. C'est la première fois qu'une écologiste prend cette délégation au conseil régional ; le chantier qui s'ouvre est donc important.

Voici un premier bilan non exhaustif du travail accompli.

-

Priorité 1 : Accompagner les étudiant-es

-

Démocratiser la réussite en enseignement supérieur

Lutter contre le décrochage, aider les étudiants dans leurs premiers pas à l’université, accompagner vers une grande école … Plus encore que l’égalité des chances, l’enjeu est ici l’égalité dans la réussite. Telle est l’ambition du PRREL – Programme régional de réussite en études longues – que Sandrine Rousseau a développé. À travers ses différents volets (Tremplin, Réussite, Ambition), ce programme permet d’accompagner les étudiants sur le plan pédagogique et méthodologique, de revoir certaines matières et d’affiner leur projet professionnel. Le tutorat est souvent exercé par un étudiant un peu plus âgé, qui suit le même cursus. Près de 1650 jeunes ont été concernés en 2014, auxquels s’ajoutent 595 étudiants-tuteurs. Chaque année, la Région consacre plus de 2,8 millions d’euros à ce programme.

-

Lutter contre la précarité avec les contrats étudiants

En France, plus de 40% des étudiants doivent travailler en même temps que leurs études. C’est parfois un choix, mais c’est très souvent une contrainte de subsistance. Dans le Nord-Pas de Calais, où le taux de boursiers sur critères sociaux est le plus élevé de France (38%), l’enjeu est particulièrement crucial. C’est pourquoi Sandrine Rousseau a proposé que la Région soutienne le développement de ce type de contrats, dans un double objectif : permettre aux étudiants de trouver un job sur le campus, sans que cela nuise au bon suivi de leurs cours, et aider les Universités à développer des services et des activités qui améliorent la qualité de vie et d’études.

Les contrats sont gérés par les universités, qui recrutent et rémunèrent les étudiants sur des missions de tutorat ou d’accompagnement pédagogique, de médiation ou d’accueil en début d’année, d’aide spécifique aux étudiants en situation de handicap, de numérisation des fonds, ou encore d’animation des campus et des équipements sportifs. Le volume horaire hebdomadaire est compris entre 5 et 10h, la rémunération au niveau du SMIC horaire (à l’exception du tutorat pédagogique qui comprend un temps de préparation et est mieux rémunéré). À titre d’exemple, un étudiant travaillant 6h par semaine sera rémunéré environ 200 € par mois.

Dès sa mise en œuvre expérimentale en 2013-2014 le dispositif a rencontré un succès immédiat : 655 contrats, 46 500 heures de travail pour une aide régionale de 680 000 euros.

-

Priorité 2 : Engager l'université dans la transition écologique

-

Vers des Universités Zéro Carbone

Faire des campus du Nord-Pas de Calais des lieux où s’invente la transition écologique, où émergent les formations aux métiers du futur, où les étudiants libèrent leur créativité pour défricher des pistes nouvelles. Voilà l’ambition de ce projet majeur, qui fédère les universités et grandes écoles du Nord-Pas de Calais.

Avec plus de 150 000 étudiants, 20 000 personnels, des sites différents sur tout le territoire, des centaines de bâtiments, des kilomètres de réseaux urbains… les campus sont des lieux particulièrement bien adaptés pour devenir démonstrateurs de la Troisième révolution industrielle. On y parle bien sûr de performance énergétique des bâtiments, de réseaux intelligents, de stockage de l’énergie, de mobilité innovante, mais aussi de biodiversité sur les campus, d’économie circulaire, d’ouverture de l’université sur la ville, de changement de comportement, d’implication des étudiants et des personnels dans la gouvernance, etc.

La feuille de route est écrite et la Région soutient la structuration d’une équipe dédiée, pour accompagner le montage des projets et l’animation de la démarche.

-

Priorité 3 : Ouvrir la recherche

-

Ouvrir la recherche

Avec la création du CERCLE – Collectif d’Expertise Régionale sur le Climat et son Évolution, le développement d’appel à projets de recherches en santé-environnement, en biodiversité, sur les systèmes agricoles et alimentaires, ou encore pour favoriser l’éclosion d’équipes émergentes, la Région a considérablement élargi le spectre des recherches qu’elle soutient. Non, la recherche ne passe pas exclusivement par de grands et coûteux équipements, elle n’est pas que technologique. Au contraire, elle concerne de plus en plus des questions d’environnement, de sociologie, d’économie, de sciences politiques, etc. Grâce à l’action des vice-présidents écologistes, le soutien de la Région aux sciences humaines et sociales a été multiplié par XX au cours de ce mandat. À travers les différents dispositifs développés, ce sont plus de XXX nouveaux projets de recherche qui ont été soutenus.

-

Sciences & Société: tous chercheurs citoyens !

Qu’y-a-t-il de commun entre un exosquelette pour enfants polyhandicapés, l’étude de l’évolution des terrils, les politiques de la nuit, la décontamination de sols pollués à la dioxine ou la prévention des chutes chez les personnes âgées ? Ce sont des sujets de recherche soutenus dans le cadre de l’appel à projets Chercheurs Citoyens.

Dès 2011 Sandrine Rousseau a mis en place ce programme annuel, qui repose sur la collaboration entre association(s) et laboratoire(s), partant du principe que la rigueur de la recherche scientifique a tout à gagner de l’expertise militante du terrain… et inversement !

L’appel à projets est ouvert à toutes les thématiques de recherche, les critères étant d’une part l’enjeu sociétal du projet et d’autre part la qualité du partenariat établi entre les chercheurs et les membres de l’association. Les projets reçus sont analysés par un expert extérieur et présentés à un comité de sélection, composé d’élus régionaux, de personnalités du monde de la recherche et du monde associatif. L’aide de la Région est de 50 000 euros maximum par an (sur une durée ne pouvant excéder 3 ans).

En quatre éditions (la cinquième est en cours), 31 projets ont vu le jour, grâce à près de 3 millions de subventions de la Région. Le nombre de projets reçus, leur qualité et leur diversité montrent que Chercheurs Citoyens répond à un besoin de la société civile et de la communauté scientifique.

Maillon important de la relation entre sciences et société que les écologistes veulent développer, ce dispositif se voit complété en 2015 par la création d’une Boutique de Sciences. L’enjeu est à la fois de faciliter la mise en contact des associations et des chercheurs, mais aussi – et surtout – de créer un lieu d’expérimentation, de discussion, de partage d’expériences et de connaissances facilitant la mise en place de parcours de recherche innovants. L’étude de préfiguration confirme l’intérêt que portent les chercheurs, les étudiants et les associatifs à ce nouvel outil et à l’ouverture qu’il représente de la recherche sur la société.